Huile sur toile
162x130cm
2025
Les chiens sont tous saisis dans des attitudes de menace : ils grognent, aboient, retroussent les babines, montrent les dents. Leur multiplication et leur superposition saturent la toile jusqu’à faire de la composition une sorte de meute. Le titre Good Boys produit alors un contraste très simple avec ce qui est montré : c’est la formule affectueuse adressée au chien familier et obéissant, alors que chaque corps peint affirme ici une possibilité d’agression. Le tableau travaille l’ambivalence propre à l’animal domestique, compagnon proche mais aussi prédateur, gardien capable de défendre une limite. Les gueules ouvertes ne rendent pas seulement l’image inquiétante : elles constituent une adresse directe au regardeur, un avertissement physique. La proximité promise par le « bon chien » se renverse en injonction à garder ses distances.